Vidéotron désirait ériger une nouvelle antenne de télécommunications à l’arrière de la caserne de pompiers de Saint-Nicolas. Propriétaire de ce terrain, la Ville de Lévis a refusé de conclure un bail pour permettre l’érection de la structure sur ce site.

Au courant de la semaine du 17 août, les élus de la Ville de Lévis ont décidé de ne pas conclure de bail avec Vidéotron en vue de l’érection d’une nouvelle antenne de télécommunications à l’arrière de la caserne de pompiers de Saint-Nicolas. C’est en raison de l’opposition des résidents du secteur que les échevins lévisiens ont rejeté le projet sous sa mouture actuelle.

Alors que le conseil d’arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière-Ouest devait évaluer, le 19 août le projet en ce qui a trait à son intégration architecturale et les usages conditionnels, l’instance a retiré les deux points sur le sujet inscrits à l’ordre du jour de sa réunion puisqu’ils étaient désormais caduques. 

En effet, le comité exécutif de la Ville a adopté une résolution, le 18 août, pour indiquer à Vidéotron que la municipalité n’allait pas signer de bail avec le géant québécois des télécommunications pour lui permettre d’ériger une nouvelle antenne à l’arrière de la caserne de pompiers.

«Au cours des derniers jours, nous avons reçu plusieurs courriels de citoyens préoccupés. Certains ne voulaient pas avoir cette infrastructure dans leur cour, d’autres étaient inquiets de possibles impacts sur leur santé et des citoyens avaient peur que l’arrivée de l’antenne ait un impact sur la valeur de leur propriété. Nous avons également reçu une pétition signée par plus de 60 voisins de la caserne qui s’opposaient au projet. Nous avons donc jugé qu’il n’y avait pas d’acceptabilité sociale pour le projet dans sa mouture actuelle et c’est pour cela que le comité exécutif a pris cette décision», a expliqué Dominic Deslauriers, directeur général adjoint à la Ville de Lévis.

Améliorer la couverture

Rappelons que Vidéotron projettait de construire une nouvelle antenne de 55 mètres dans la marge arrière de la caserne, soit du côté est du bâtiment municipal et près de la rue Monique-Corriveau, dans le cadre de l’amélioration de son réseau sans fil. D’ailleurs, comme exigé par le gouvernement fédéral lors de la construction de nouvelles antennes de télécommunications, l’entreprise avait lancé une consultation publique auprès de résidents de Saint-Nicolas.

Grâce à cet emplacement, la nouvelle infrastructure visait à permettre au géant québécois des télécommunications de «couvrir la zone résidentielle avoisinante dans un rayon de 1,5 km, la route 132 sur 3 km, et la route 116 sur 2 km, assurer le lien avec les sites voisins afin d’offrir une couverture continue ainsi que maximiser le débit de transmisssion offert pour le service de données».

La nouvelle antenne vise également à permettre à Vidéotron de respecter les conditions imposées par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) lorsque cet organisme fédéral a accordé de nouvelles licences de spectre à Quebecor Media. 

Toutefois, comme la marge arrière de la caserne appartient à la Ville, la municipalité avait un certain droit de veto sur le projet dans la mouture privilégiée par Vidéotron jusqu’au début de la semaine du 17 août. Par contre, si le projet se réalise sur un terrain privé et comme avec le dossier de l’aérodrome de Pintendre, la Ville n’aura pas son mot à dire au final pour ce projet, les télécommunications étant de juridiction fédérale. 

Soulignons finalement que par l’entremise de son porte-parole, Merick Séguin, Vidéotron a fait savoir qu’elle a «pris connaissance de la décision de la Ville et qu’elle évalue actuellement d’autres options afin de desservir le secteur».

 

Les plus lus

COVID-19 : quatre écoles lévisiennes touchées par au moins un cas de COVID-19

Le gouvernement du Québec a rendu publique, mardi, une nouvelle liste des écoles touchées par au moins un cas de COVID-19 rapporté avec diagnostic dans la province. En date du 14 septembre à 16h, quatre établissements lévisiens du Centre de services scolaire des Navigateurs (CSSDN) font partie de cette liste.

Le Vieux-Lauzon dans une impasse pour le déneigement

À la suite de l’abandon de «615 clients» par l’entreprise de déneigement qui chapeaute Beau-site excavation et Déneigement Lévis-Lauzon, les résidents du secteur du Vieux-Lauzon font des pieds et des mains depuis la fin juillet afin de trouver une compagnie de déneigement qui pourrait desservir le quartier.

COVID-19 : un weekend difficile pour la Chaudière-Appalaches

Les données des 24 dernières heures concernant la COVID-19 au Québec rapportent deux décès et 19 nouveaux cas dans la région de la Chaudière-Appalaches, ce 20 septembre.

Deux employés du CSSDN ont contracté la COVID-19

Le Centre de services scolaire des Navigateurs (CSSDN) a confirmé, le 9 septembre que deux membres du personnel travaillant dans deux établissements différents ont obtenu un résultat positif lors d'un test de dépistage de la COVID-19.

COVID-19 : 33 nouveaux cas en Chaudière-Appalaches

La montée des cas de COVID-19 se poursuit en Chaudière-Appalaches. La région a dépassé hier la barre psychologique des 1 000 cas, avec 1 003 cas confirmés depuis mars. Aujourd’hui, le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches a comptabilisé 33 cas supplémentaires, pour 1 036 cas confirmés dans la région.

La COVID-19 emporte un neuvième résident de la Chaudière-Appalaches

Après une accalmie d'un peu plus de quatre mois à ce chapitre, le nouveau coronavirus a récemment provoqué un nouveau décès en Chaudière-Appalaches. Il s'agit de la neuvième personne à mourir de la maladie dans la région depuis le début de la crise sanitaire.

COVID-19 : 50 nouveaux cas en Chaudière-Appalaches

Au cours des 24 dernières heures, 50 nouveaux cas d'infection au nouveau coronavirus ont été découverts en Chaudière-Appalaches, selon le plus récent bilan régional du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA).

COVID-19 : 42 cas découverts en Chaudière-Appalaches au cours des quatre derniers jours

Au cours du long congé de la fête du Travail, 42 résidents de la Chaudière-Appalaches ont appris qu'ils ont contracté la COVID-19.

COVID-19 : La Chaudière-Appalaches passe au niveau préalerte

Devant la flambée de nouveaux cas qui frappe le Québec depuis plusieurs jours, le gouvernement du Québec a annoncé, le 15 septembre, qu'il faisait passer le palier d'alerte de quatre régions administratives du niveau vigilance (vert) au niveau préalerte (jaune). La Chaudière-Appalaches est l'une des quatre régions qui sont désormais davantage sous surveillance par les autorités sanitaires.

COVID-19 : 18 nouveaux cas en 24 heures

Au cours des 24 dernières heures, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) a confirmé 18 nouveaux cas de COVID-19 sur le territoire.