Les mécaniciens de locomotive doivent activer le sifflet de train à 400 mètres d’un passage à niveau et jusqu'à celui-ci. CRÉDIT : ARCHIVES

La Ville entame les démarches nécessaires auprès du Canadien National (CN) afin de mettre fin aux sifflets de train aux passages à niveau du chemin de Charny, de la rue de la Traverse et de l’avenue des Églises.

Après avoir franchi l’ensemble des étapes permettant d’abolir les sifflets de train à Charny, la Ville prévoit d’effectuer les travaux de compensation en 2022, a annoncé Gilles Lehouillier, lors d’une conférence de presse, aux côtés de Karine Lavertu, conseillère municipale de Charny et Michel Turner, conseiller municipal de Breakeyville.

«Les budgets nécessaires visant à réaliser les mesures compensatoires exigées ont déjà été planifiés en bonne partie», a précisé le maire de Lévis. Une enveloppe d’1 M$ est prévue à cet effet et l’ensemble du conseil municipal soutient la démarche.

Pour commencer, Lévis présentera au Canadien National «des mesures de mitigation qui tiennent compte des préoccupations des citoyennes et citoyens du secteur».

Une fois les besoins des citoyens identifiés, une entreprise spécialisée en génie ferroviaire sera mandatée pour déterminer les mesures compensatoires à prévoir et l’estimation finale des coûts.

Quand le plan d’action de la Ville sera approuvé par les autorités, Lévis adoptera une résolution décrétant officiellement l’abolition du sifflet de train à Charny.

Le processus se conclura par la préparation des plans et devis, l’appel d’offres et finalement la réalisation des travaux.

Une rencontre d'information le 3 décembre

Pendant l’ensemble du processus, la Ville s’est dit prête à tenir au besoin toutes les séances d’information nécessaires auprès des citoyens concernés.

D’ailleurs, une première rencontre d’échanges et d’information virtuelle se tiendra le 3 décembre, à 19h, avec les résidents touchés par cette problématique afin de «mieux cerner les besoins et enclencher la procédure prévue».

Selon la réglementation fédérale, les mécaniciens de locomotive doivent activer le sifflet de train à 400 mètres d’un passage à niveau, et doivent actionner ce sifflet jusqu’à ce qu’ils occupent complètement le passage à niveau.

«Comme il y a trois traverses ferroviaires rapprochées dans le secteur de Charny, le sifflet de train doit être activé sur une distance minimale de 1,2 kilomètre, ce qui est à la source des demandes visant à faire cesser le sifflet de train», a souligné le maire.

Un groupe de citoyens excédés par la situation avaient d’ailleurs récemment rapporté au Journal qu’entre 180 et 220 sifflets de train se font entendre chaque jour dans leur quartier, sur un tronçon de moins de 750 mètres.

Les résidents de Charny avaient évalué le niveau sonore de ces sifflets entre 120 et 140 décibels, alors que le bruit dépassant les 80 décibels est dommageable pour la santé mentale et physique des humains, selon Santé Canada et Santé Québec, avaient-ils mentionné.

Face à cette problématique connue depuis les années 1990, Gilles Lehouillier s’était engagé lors de son élection à la mairie en 2013 à prendre les mesures pour abolir les sifflets de train à Charny. Dans cet objectif une étude avait été menée en 2015, mais de nouvelles obligations en matière ferroviaire imposées aux municipalités ont coupé court aux démarches visant l’abolition des sifflets de train.

«Depuis 2015, en raison de la nouvelle réglementation émise par le gouvernement fédéral sur la sécurité des passages à niveau, la Ville de Lévis a dû concentrer ses actions sur la remise aux normes de 28 passages à niveau», a justifié le maire de Lévis pour expliquer les délais. Après ces travaux réalisés au coût de 400 000 à 500 000 $, qui seront terminés d’ici 2021, ce devrait donc être au tour des sifflets de train d’être abolis d’ici 2022.

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