Amateurs de trail extrême depuis plusieurs années, les Lévisiens Richard Ferron et David MacDonald relèveront un défi spectaculaire du 31 août au 7 septembre. Durant huit jours, les deux amis franchiront les Alpes européennes du nord au sud lors de la célèbre Transalpine Run.

Par Érick Deschênes
e.deschenes@journaldelevis.com

«C'est parce que je suis en train de vivre ma crise de quarantaine et je voulais vivre cette expérience. Mais blague à part, on se trouve toujours chaque année un défi de plus en plus dur. (…) Avec la Transalpine Run, nous allons avoir un défi qui va nous challenger en masse et nous ne sommes même pas sûrs de réussir. Aussi, durant huit jours, nous allons être dans un environnement grandiose», explique Richard Ferron sur les motivations du duo à tenter cette aventure.

Et on peut dire que les deux Lévisiens seront servis pendant cette compétition. En seulement huit jours, ils auront à traverser à la course les Alpes à travers quatre pays, soit l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et l'Italie. En plus de devoir porter un poids précis de matériel lors de l'épreuve, les deux hommes devront grimper jusqu'à 3 100 mètres d'altitude, et redescendre les célèbres montagnes européennes en prime.

Déjà un défi physique pour athlètes expérimentés, la Transalpine Run est aussi un défi sportif. Sur le modèle cycliste du Tour de France, chaque journée consistera en une étape qui peut être remportée. Aussi, le temps global compte puisque l'équipe qui parcourt le trajet le plus rapidement est nommée grande gagnante.

Une aventure entre amis

Toutefois, cet aspect n'est pas le plus important pour Richard Ferron et David MacDonald. Malgré qu'ils aient participé à un ultramarathon l'an dernier en Islande et leur esprit compétitif, les deux comparses sont réalistes et n'espèrent qu'une chose : terminer la course.

«C'est la première course du genre qu'on fait et la course de trail a la particularité de ne pas offrir deux courses pareilles. On ne peut pas dire, j'ai fait cinq heures dans celle-là, donc je vais être capable de faire quatre heures et demie sur l'autre. On veut juste être capable de la compléter puisque chaque année, c'est en moyenne 30% des participants qui ne finissent pas», image David MacDonald.

D'ailleurs, les deux employés de Développement international Desjardins sont déjà sûrs qu'à différents moments, ils frapperont un mur et voudront tout abandonner. Par contre, ils disposeront d'une arme que certains duos n'auront pas : leur amitié.

«Pour une course de huit jours, c'est sûr qu'après trois à quatre jours, il va y en avoir un des deux qui va avoir moins le moral et qui va avoir plus de petits bobos. Il y a un moment qu'à la place de se parler et de s'encourager en dedans, on se trouve des défaites pour s'arrêter. L'autre peut voir qu'il commence à ne pas bien feeler et peut alors le motiver», mentionne David MacDonald sur l'importance du lien fort entre les deux participants.

D'autres défis

Même qu'à peine sur leur départ pour la Transalpine Run, Richard Ferron et David MacDonald espèrent accomplir d'autres défis dans les prochaines années. Et ce, si la conciliation travail-famille-passion devient de plus en plus difficile pour les deux hommes.

«Il y en a plusieurs que je regarde qui sont beaucoup plus techniques. Je regarde bien le défi technique qu'elles peuvent m'apporter ainsi que les paysages offerts. Par contre, le prochain défi que David souhaite relever, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc (ndlr : course de 160 kilomètres autour du plus haut mont d'Europe), je veux le relever, c'est certain», affirme Richard Ferron.

Soulignons finalement que vous pouvez suivre les aventures des deux Lévisiens lors de la Transalpine Run sur leur page Facebook au www.facebook.com/TRATeamCoureurNordique.

Sur la photo : Passionnés de trail, Richard Ferron et David MacDonald étaient tout sourire après leur participation à un ultramarathon en Islande l'an dernier (crédit photo : Courtoisie – David MacDonald).


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