Photo : NASA - Unsplash

La pandémie de COVID-19 a permis de mettre un frein important à la pollution, notamment avec le ralentissement des activités et la diminution du transport à l’échelle mondiale. Le contexte socioéconomique actuel est donc le tournant décisif pour amorcer une transformation drastique de nos manières de faire usuelles, et ainsi de créer un réel changement de paradigme. La consommation, l’alimentation et la mobilité ne sont qu’un fragment des refontes qui doivent être effectuées pour assurer une société durable pour les générations futures. Les experts sonnent l’alarme depuis déjà bien longtemps. Les changements doivent être majeurs.

Note de la rédaction : Le Journal de Lévis n'endosse aucune opinion qui est partagée dans les lettres d'opinion ou ouvertes publiées dans notre section Opinions. Les opinions qui sont exprimés dans ce texte sont celles de l'autrice signataire.

Nul besoin de réinventer la roue. Mettons plutôt à profit l’expertise des entreprises collectives qui ont à cœur l’enrichissement collectif et le développement socioéconomique responsable, juste et vert. Fidèles à leur identité, les coopératives ne cessent d’innover, et ce, dans tous les secteurs d’activités afin de créer un impact socioéconomique majeur tout en assurant que les retombées demeurent au sein de nos collectivités.

Les valeurs et les principes par lesquels les coopératives sont guidées permettent de soutenir la majorité des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. En outre, ces dernières répondent concrètement à l’objectif 11: faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.

La force réside dans ces coopératives qui souhaitent voir et participer à un réel changement. Prenons par exemple la coopérative Radish, active dans la métropole, qui illustre parfaitement la solution alternative qu’elle est en matière de services de livraison. Ce qui les différencie : leurs démarches dans le but d’atteindre la carboneutralité. Radish mise sur les vélo-cargos et les véhicules électriques afin de bâtir leur entreprise autour de la transition écologique.

L’autonomie alimentaire et l’économie circulaire : des sujets qui sont sur toutes les lèvres en 2022. En tant que société, soyons audacieux et montrons l’exemple. C’est ce que fait la Centrale agricole en ce qui concerne le développement des entreprises agricoles urbaines. Elle est d’ailleurs la plus grande coopérative d’agriculture urbaine au Québec. Il s’agit d’un terreau fertile pour l’essai de moyens et de partage de connaissances pour une transition écologique juste, et ce, par le biais de la coopération. De par son existence, la coopérative Minuit moins cinq illustre également le besoin immédiat de prendre action pour la planète. La transformation du textile pour lui donner une seconde vie, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, contribue concrètement à la transition socioécologique souhaitée.

Aujourd’hui, agissons pour renverser notre trajectoire actuelle et créons une société juste et durable pour demain. En cette journée de la Terre, appuyons les coopérateurs qui nous tirent vers le haut, qui innovent pour la planète, et donnons-leur les moyens nécessaires pour propulser leurs ambitions. C’est un fait : les coopératives sont des acteurs clés pour un véritable changement écologique tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale. Les connaissez-vous?

Marie-Josée Paquette

Directrice générale du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité  

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