Photo : Érick Deschênes - Archives

Jeudi et vendredi dernier a eu lieu la 100e édition des Assises de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) au Centre des congrès de la Capitale-Nationale. Pas loin de 2 000 participants, dont les maires, mairesses, conseillers et conseillères, et d’autres intervenants municipaux ont pris part à cet exercice annuel étant l’occasion privilégiée de rencontrer les collègues d’autres villes du Québec.

Note de la rédaction : Le Journal de Lévis n'endosse aucune opinion qui est partagée dans les lettres d'opinion ou ouvertes publiées dans notre section Opinions. Les opinions qui sont exprimées dans ce texte sont celles de l'auteur signataire.

Avant tout, il s’agit d’une opportunité de progresser rapidement dans une mise en commun de bons coups pour faire face aux défis que toutes les municipalités partagent.

Parmi les grands enjeux de cette année, pour n’en nommer que quelques-uns :

• La densification, qui n’est pas une mode, mais bien une nécessité écologique et économique;

• L’abordabilité et l’accès aux logements, tout comme l’accès à une première propriété;

• La présence de femmes et de jeunes en politique municipale;

• La participation électorale aux élections municipales;

• Le financement alternatif des villes afin de cesser l’expansion du périmètre urbain;

• L’électrification des transports.

Vous comprendrez assez rapidement que les sujets ne manquaient pas. Nous sommes trois représentants de l’opposition lévisienne, nous couvrons tous les ateliers et toutes les rencontres. Au tout début de l’événement, nous étions enthousiastes : Lévis occupera sûrement une place relative à son importance, étant la septième plus grande ville au Québec.

Des kiosques à l’entrée montraient les initiatives des villes dans différents domaines, des projets finalistes pour des prix spéciaux, des initiatives à l’avant-garde sont soulignées. Je cherche ma ville, sans succès. Je me dis que sans doute des représentants de la ville prendront la parole dans différents panels, ou qu’on citera notre ville à deux ou trois occasions comme modèle. Une grande ville doit bien avoir quelques idées à présenter.

Je vois défiler de jeunes maires et mairesses dynamiques qui parlent d’avenir les yeux remplis de passion pour leur travail. Je me dis que Lévis cache un as dans sa manche et que quelque chose va surgir. Lévis est un modèle à l’avant-garde après tout, à ce qu’on dit. Le temps passe.

L’événement prend fin, Lévis reste muette.

Cette absence de rayonnement est-elle circonstancielle? Je ne saurais dire. Mais pour moi, voilà certainement une occasion manquée de prendre une place importante et de faire preuve de leadership.

Sur papier, à l’interne, je note de bonnes intentions dans ma ville : préservation des arbres et lutte aux îlots de chaleur, revalorisation du patrimoine, protection du territoire agricole et corridor de densification, développement et promotion des transports collectifs et actifs, diversification des revenus, et j’en passe. J’ai confiance en l’expertise de la fonction publique lévisienne, mais ça prend du leadership politique pour concrétiser ces mots en actions concrètes. Ça prend des objectifs clairs et concrets, on n’améliore que ce qu’on peut mesurer.

Mais aussi, il faut des initiatives inspirantes pour aller plus loin et faire en sorte que les autres villes puissent témoigner de notre audace et nos réussites. Au sein de l’UMQ, il nous faut définitivement prendre notre place. Il faut que Lévis non seulement suivre la parade, mais bien qu’elle la guide dans le plus grand nombre de sphères possibles, selon les défis qui lui sont propres, mais qui sont partagées avec l’ensemble des municipalités.

N’oublions pas que la politique municipale se nourrit du quotidien. Toutes les villes ont leurs défis, mais ce sont ces petites choses simples qui améliorent la vie des citoyens et qu’on doit rapidement mettre en place sans délai partout sur le territoire de Lévis. L’innovation commence parfois par l’adoption des plus simples pratiques qui ont su faire leurs preuves ailleurs.

Serge Bonin

Conseiller municipal de l’opposition

Élu du parti Repensons Lévis

Les plus lus

Lettre d'opinion - Changez de cassette, M. Lehouillier!

Comme la plupart des citoyens, nous avons été surpris par le reportage de Radio-Canada sur l’état des suspentes du pont Pierre-Laporte. D’autant plus que le pont subit présentement des travaux de plusieurs dizaines de millions de dollars pour la peinture de la structure et la réfection du revêtement du tablier.

Lettre d'opinion - Qu'est-ce qu'on peut faire avec 6 G$, M. Legault?

Monsieur Legault, Le dimanche 5 juin, à Sherbrooke, vous avez affirmé concernant le projet du 3ème lien qu'«on peut bien critiquer, mais quelles sont les alternatives? À part chialer, il faut arriver avec une proposition». 

Lettre ouverte en réaction à la décision de la Cour suprême du Canada sur l’article 33.1 du Code criminel : donnons une voix aux survivantes!

Aux juges de la Cour Suprême du Canada, Nous considérons qu’il est de notre devoir de vous faire part de l’indignation des survivantes d’agressions à caractère sexuel devant l’annonce stipulant que le principe d’automatisme causé par une intoxication volontaire est désormais une défense recevable lors d’un procès pour agression sexuelle.