La demande de travail partagé «sera déposée auprès du gouvernement dans les prochains jours et sera effective au début du mois d’avril, si elle est acceptée», rapporte l’entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de composantes métalliques. Comme le dossier évolue rapidement, la direction du Groupe Canam a indiqué ne pas souhaiter commenter davantage la situation, mais elle assure qu’elle a pris cette décision pour le bien-être des employés.
«Chez Canam, la relation avec nos gens est au cœur de nos préoccupations et c’est pourquoi nous avons pris l’initiative de présenter ce projet à nos collègues», ajoute Isabelle Bégin, vice-présidente, talent et culture du Groupe Canam, dans une déclaration partagée au Journal.
La demande de travail partagé
Le programme de travail partagé a été créé par le gouvernement fédéral afin de répondre aux tarifs américains imposés par l’administration du président des États-Unis, Donald Trump. Grâce à la demande effectuée par Canam Lévis, les 110 salariés de l’usine conserveraient leur lien d’emploi avec celle-ci. Les heures de travail pourraient être réduites sur une semaine régulière de travail de 10 à 60 %. Ce programme permettrait de réduire les heures travaillées pour une durée minimale de six semaines et jusqu’à 76 semaines au total, mais offrirait une compensation financière aux employés pour les heures non travaillées.
Tarifs sur l’acier
Comme les usines du Groupe Canam sont spécialisées dans la conception et la fabrication de composantes métalliques pour l’industrie de la construction, l’entreprise est directement touchée par les tarifs douaniers imposés sur l’acier par les États-Unis. C’est pour éviter des mises à pied liées à la guerre tarifaire que Canam Lévis a fait la proposition d’une demande de travail partagé à ses employés.