Tel qu’expliqué par Santé Québec lors de différents points de presse, la situation dans plusieurs urgences de la province est difficile. L’Hôtel-Dieu de Lévis n’y fait pas exception, puisque l’influenza crée un trafic important à l’hôpital.
«Nous vivons un pic de consultations variées qui amène une pression importante sur nos ressources. On constate beaucoup de pneumonies et d'infections respiratoires liées à l’influenza, explique Mireille Gaudreau, relationniste au CISSS-CA, dans un échange de courriels avec le Journal. D'ailleurs, le taux d'indice grippal est élevé partout au Québec et en Chaudière-Appalaches, selon la Santé publique. Une grande proportion de personnes qui consultent sont âgées et doivent être hospitalisées, car elles sont malades et ont besoin de soins. Elles ne peuvent pas retourner chez elles.»
Des solutions
Le CISSS-CA est conscient des efforts déployés par le personnel clinique et médical et a donc mis en place des solutions pour éviter un bris de service. Effectivement, une unité de débordement comportant 9 à 12 lits additionnels a été ouverte pour désengorger l’urgence, le 7 février dernier.
Par ailleurs, le CISSS-CA mentionne que certaines ambulances sont déviées vers l’Hôpital de Montmagny ou l’Hôpital de Saint-Georges pour «donner de l’air aux équipes sur le terrain». Cette manœuvre a été effectuée à quelques reprises dans les derniers temps, mais seulement lorsque nécessaire.
Comme les urgences sont parfois engorgées par des cas qui ne sont pas jugés urgents, le CISSS-CA rappelle que des options s’offrent aux usagers avant de se rendre à l’hôpital.
«Nous rappelons aussi aux citoyens qu'il existe d'autres alternatives que l'urgence si la condition de santé des usagers n'est évidemment pas jugée urgente, indique la relationniste. Parmi elles, on y retrouve Info-Santé en composant le 811, option 1. Et, contrairement à ce que nous pourrions penser, seulement 14 % des appels sont redirigés vers les urgences, alors que le reste est conseillé directement au téléphone ou est redirigé vers les cliniques médicales, les pharmacies et le Guichet d'accès à la première ligne.»