vendredi 4 avril 2025
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Campagne de financement participatif

Une formation pratique lancée par le O’Ravito

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Photo : Courtoisie

03 avr. 2025 05:31

Dans le but d’offrir une formation pratique dans des métiers semi-spécialisés, le café-relais O’Ravito a lancé une campagne de financement participatif, le 14 mars. L’objectif de l’entreprise est d’obtenir 20 000 $ d’ici le 20 mais afin d’acquérir du matériel moderne et d’améliorer la formation.

Afin de participer à la création d’une nouvelle génération de professionnels, le O’Ravito désire offrir la formation aux métiers semi-spécialisés (FMS) à des jeunes pour qui l’école comporte des enjeux. Cette formation gouvernementale dure toute l’année et permet à des étudiants de mieux apprendre comment fonctionne le marché du travail. Le café-relais accueille déjà des personnes dans le cadre de la FMS, mais souhaite accompagner quatre à cinq jeunes par année.

«Avant, je n’avais pas assez d’espace dans le café. Puis là, dans notre nouvelle cuisine, nos fours vont être automatisés, on va vraiment avoir des fours très technologiques. Mon but, c’est d’avoir des tables de travail qui vont être des petits îlots pour être capable d’accueillir environ quatre jeunes à la fois. J’aimerais en avoir un qui va être plus au service, un qui va être en pâtisserie puis deux en cuisine environ», explique Ann-Rika Martin, cheffe-propriétaire du O’Ravito.

Si son désir de travailler en cuisine lui a servi de source de motivation pour poursuivre ses études, Ann-Rika Martin sait que l’école peut être difficile pour certains. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle souhaite mettre en place de la formation pratique au café-relais.

«Je pense que l’école, ce n’est vraiment pas parfait pour tout le monde. Moi, j’avais beaucoup de difficulté à l’école. Je savais dès le secondaire un que je voulais aller en cuisine. Mes parents m’ont dit qu’il fallait au moins avoir un diplôme d’études secondaires, donc la cuisine a été vraiment une source de motivation pour moi de terminer mon secondaire, témoigne la cheffe-propriétaire du O’Ravito. C’est sûr que de voir les jeunes en formation s’épanouir au quotidien, de voir qu’ils sont hyper motivés à venir au café, à venir travailler, ça donne envie de mieux les accueillir. Il y a des jeunes dont le pourcentage d’absence au café est quasiment nul, alors qu’ils vont à l’école environ 25 % du temps.»

Bien qu’Ann-Rika Martin soit consciente que le but premier de la FMS soit de motiver les jeunes à terminer leur secondaire, elle sait que certains n’y arriveront pas. Elle souhaite donc leur instaurer une rigueur et une appréciation du travail.

«Le but du stage, c’est vraiment de les aider à terminer leur secondaire. Moi, je me fais accompagner par leurs professeurs, j’ai des suivis à faire avec le gouvernement. Par contre, pour certains, terminer le secondaire ne sera pas une possibilité. Il faut donc les motiver autrement à ne pas devenir délinquants. Mon objectif, c’est d’être capable de les garder sur une bonne voie et les motiver à se lever le matin pour faire quelque chose. Mon métier est assez rigoureux. Je leur demande quand même des devoirs. Mais en même temps, on a du plaisir», indique l’entrepreneure.

La campagne de financement participatif

Afin de réaliser son projet, le café-relais O’Ravito collabore avec La Ruche pour sa campagne de financement participatif. Si l’entreprise réussit à atteindre son objectif de 20 000 $, elle obtiendra une bonification de 10 000 $ de la Ville de Lévis. Ces fonds serviront spécifiquement à adapter l’environnement et à monter un programme de formation clair pour les jeunes.

«Notre souci, c’est qu’il faut des gens pour encadrer les jeunes au café. Ça nous prend des responsables pour monter un programme de formation bien établie avec des critères précis. La campagne servira à payer des gens pour créer une uniformité dans la formation. La première journée, ils vont faire telle formation et la deuxième journée telle autre formation. On veut aussi avoir des gens outillés pour mieux les encadrer, puisqu’ils ont tous des besoins particuliers», indique la cheffe-propriétaire du O’Ravito.

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